Les eaux superficielles

Les eaux superficielles réunissent l’ensemble des cours d’eau (rivières et canaux par exemple) ainsi que les plans d’eau (lacs, étangs et retenues de cours d’eau…). La connaissance dans le domaine des cours d’eau est importante grâce aux réseaux de suivi de leur qualité et de leur débit.

La gestion des eaux pluviales

La question des eaux pluviales soulève de nombreuses interrogations pour les responsables de l’aménagement et de la gestion de nos villes et de nos villages. Le bassin versant semble être l’échelle incontournable dans le domaine de la gestion des rivières, de l’alimentation en eau potable ou du contrôle du ruissellement ainsi que dans les espaces agricoles et urbanisés.

Il est donc des plus importants que l’ensemble des communes et des villes travaillent en étroite collaboration afin d’identifier les enjeux de la gestion de l’eau sur l’ensemble du département voire d’une région. Il est essentiel d’intégrer cette notion dans tous ses aspects, que ce soit d’un point de vue technique mais aussi politique. Les enjeux de la gestion des eaux pluviales sont primordiaux pour le développement des collectivités comme les possibilités d’urbanisations futures, l’évolution du système d’assainissement (eaux usées et pluviales) ainsi que la maîtrise des coûts associés, la limitation des risques d’inondation et d’érosion ainsi que le maintien de la qualité des milieux naturels environnants. Les solutions prévalant depuis plus d’un siècle, consistaient à collecter les eaux pluviales pour les évacuer au plus vite en dehors des zones aménagées et urbanisées. Mais celles-ci sont désormais remises en cause. En effet, elles s’avèrent très onéreuses lorsque les zones urbanisées s’étendent, elles contribuent à l’aggravation des inondations, elles réduisent l’alimentation en eaux que constituent nos eaux souterraines et concentrent des pollutions de toutes natures pour le plus grand dommage de nos rivières et de nos rivages maritimes. Les travaux à engager par les communes pour corriger les erreurs commises dans le passé se chiffrent à des sommes considérables. Il est donc essentiel de changer nos pratiques en matière de gestion des eaux pluviales, en diminuant l’imperméabilisation des sols, en ralentissant la circulation des eaux et en faisant en sorte qu’elles ne concentrent plus les pollutions.

Il existe de nombreuses méthodes pour gérer les eaux pluviales telles que des rigoles naturelles, des noues et des fossés, des chaussées à structure réservoir, des tranchés drainantes, des bassins paysagers ou encore des roselières assurant une détention et une dépollution des eaux.

Cet échantillon de techniques augmente les possibilités d’aménagement et de mise en valeur des sites aménagés. Il est indispensable d’adopter une méthodologie de travail visant à intégrer l’approche « eaux pluviales » dès le début de la conception du schéma directeur ou du plan masse.

La première priorité réside dans la maîtrise des risques hydrologiques de manière à éviter les inondations ou simplement la saturation des réseaux. Cette prévention consiste à réduire les surfaces imperméabilisées, à retenir les eaux pluviales avant de les restituer au réseau ou au milieu récepteur à débit limité, à infiltrer ces eaux dès que possible pour écrêter les débits mais aussi pour préserver la réalimentation naturelle des nappes.

Ensuite, il est indispensable de maîtriser les effets sur le milieu de manière à protéger les milieux récepteurs souterrains et de surface. Pour cela, il faut procéder à l’étanchéification des surfaces présentant de forts risques de pollution accidentelle, infiltrer seulement les eaux faiblement polluées ou traitées et traiter les eaux pluviales polluées avant leur restitution au milieu.

Enfin, il est indispensable de trouver des solutions cohérentes en matière d’aménagement qui s’intégrent dans le tissu urbain et participent à la valorisation de l’espace aménagé. On pourrait par exemple s’appuyer sur la topographie du territoire désigné et implanter des structures de collecte et de rétention à ciel ouvert conçues pour retenir occasionnellement les eaux pluviales ou encore que la structure d’un tronçon de voirie serve par temps de pluie de réservoir.

Il est impératif de respecter les aspects réglementaires en prenant en compte le volet pluvial suffisamment tôt. Le dossier de loi sur l’eau servirait d’outil d’aide à la conception du projet.

Le poste « eaux pluviales » n’arrive souvent qu’en seconde position après celui de la voirie. Pourtant un bassin de retenue ne sert en moyenne que 1 % du temps. Un collecteur de diamètre important ne se remplit que rarement et transfère les problèmes à l’aval. La démarche que nous proposons permet de maîtriser les coûts du pluvial : par exemple un espace public servant à la rétention occasionnelle d’eau de pluie limite les surcoûts et la neutralisation de foncier.

En outre, ce double usage (espace public et hydraulique) pérennise l’entretien d’ouvrage.